vendredi 6 février 2009

REBOBINAGE DU STATOR D'UN MOTEUR ASYNCHRONE







REBOBINAGE DU STATOR D'UN MOTEUR ASYNCHRONE









La cause de cette disparition est liée à plusieurs facteurs :





:Le prix des moteurs standards venant des pays de l'est et autres.
:La qualité des moteurs : les fabricants de machines (qui pour eux le moteur étant un simple accessoire) sont plus préoccupés par le prix que par la qualité.
:La protection des moteurs est plus efficace, d'où moins de moteurs qui grillent.
:La construction elle-même des moteurs (même pour un moteur industriel de qualité) : flasques trop fragiles, roulements.
:Roulements qui tournent dans les flasques et dont le stator est rendu complètement inutilisable par le frottement du rotor.
:Le coût des pièces détachées : lorsque les flasques sont à changer on peut doubler le prix de la réparation donc arriver à plus cher que le neuf.




Toutes ces causes font qu'en Midi-Pyrénées par exemple en 25ans le nombre d'atelier de bobinage a été divisé par 2 et que le nombre d'employés chez ceux qui sont restés a été divisé par 2 également. Le petit atelier à moyen terme n'a aucun avenir sinon de se diversifier, mais dans quoi ?










1ère partie : DÉMONTAGE ET PRÉPARATION DU STATOR





Le stator, rebobiné dans le même temps de la rédaction, est celui d'un moteur de 3kw 1500Trs/mn dont la particularité est de ne pas être standard par rapport à la hauteur d'axe de 90mm au lieu de 100mm, c'est pourquoi le rebobinage est effectué car l'emplacement du moteur ne peut pas supporter un moteur standard de hauteur d'axe plus grande. (diamètre intérieur du stator : 80mm, longueur : 130mm). A l'heure où le lecteur consultera le présent article , le moteur sera en service dans une machine à bois.Suivant la puissance du moteur (entre un 0,1Kw, un 20Kw et un 100Kw) un technique différente est appliquée, que ce serait à cause de la manutention par exemple, celle qui est en exemple est celle d'un atelier artisanal de rebobinages de moteurs de petites puissances de 0,1Kw jusqu'à 15Kw maxi où le bobineur fait tout le travail de A à Z.







Le rebobinage d'un moteur nécessite plusieurs phases méthodiques et oublier l'une d'elles peut conduire à l'échec. Sans compter les essais préalables (pour voir si le moteur est bien grillé) et les questions posées au possesseur du moteur pour déterminer la cause de la panne, on distingue :







*Le repérage visuel extérieur : plaque signalétique, aspect extérieur et repérage de l'emplacement côté poulie, sens des flasques...
*Le démontage mécanique, pour ne garder que le stator
*Le repérage visuel et schématique du bobinage
*L'extraction des enroulements grillés, le nettoyage des encoches du stator







0 _Le rebobinage :
0_Pose des isolants d'encoches
0_Confection des bobines
0_Pose des bobines
0_Connexions des bobines et isolements
0_Façonnage et frettage des chignons
0_Imprégnation et étuvage
0_Le remontage mécanique : flasques, rotor.
0_Essais : au banc : ampérage, isolement.







REPÉRAGE VISUEL, DÉMONTAGE MÉCANIQUE.
En premier lieu le bobineur prends note des caractéristiques du moteurs inscrites sur la plaque signalétique : type, vitesse, tension, classe d'isolation... Il en tire les premières conclusions que ce moteur n'est pas du type standard (pour 3KW il devrait être du type 100 qui correspond à la hauteur d'axe).







Il continue ensuite par le repérage mécanique : sens des flasques, du côté de la boite à bornes, du ventilateur et procède au démontage mécanique avec soin sans effort trop brusque qui pourrait nuire à la fragilité de certaines pièces (flasques alu très fragiles par exemple). (Le démontage mécanique fera l'objet d'un chapitre spécifique).REPÉRAGE VISUEL ET SCHÉMATIQUE DU BOBINAGELes pièces mécaniques sont rangées pour ne conserver sur l'établi que le stator.Un premier regard du bobinage du stator confirme au bobineur de la "maladie" du moteur :

Une bobine est entièrement noire: elle est grillée et la cause en vient d'un amorçage dans une demi-phase (improtégeable même avec les meilleurs disjoncteurs).Le bobineur compte les encoches du stator et le pas de bobinage des bobines, et dans le cas ou ce "pas" n'est pas standard, il fait le croquis correspondant.(Un chapitre aussi détaillera les différentes possibilités en rapport de la vitesse et des différents schémas pouvant être utilisés)







EXTRACTION DES ENROULEMENTS GRILLES, NETTOYAGE DES ENCOCHES DU STATOR

Le bobineur sectionne au burin courbe les bobines à la base du stator.

Dans le cas de stators de moteurs de plus de 4Kw il peut se servir d'un burineur.


Le chignon tronçonné est légèrement décortiqué afin de vérifier les connexions des conducteurs de sorties et le couplage des bobines. Il en déduit que les bobines sont connectées en série et qu'elle sont confectionnées avec 2 fils en parallèles.

Il fait chauffer l'ensemble du stator sur un brûleur afin d'élever la température (ce qui ramollit le cuivre imprégné de verni) 300/400° suivant la qualité des vernis. Une fois la température obtenue, il fixe solidement le stator afin d'extraire le cuivre en tirant du côté ou le chignon de fils est resté.
Outils utilisés : une pince de zingueur, une petite pince à bouts longs
Une fois tout le cuivre extrait il reste encore l'isolant dans les encoches qu'il faut tirer avec une petite pince, le tout avant que cela refroidisse.

Le papier enlevé, il passe une brosse métallique ou un pinceau métallique afin de détacher les restes de vernis ancien au travers des encoches et nettoie avec un coup de soufflette (tout cela avant refroidissement). Pour nettoyer efficacement les encoches il utilise aussi les écouvillons d'encoches et les grattoirs d'encoches.

Le nettoyage d'encoches est le travail le plus important du nettoyage du stator. S'il reste des morceaux d'isolants, c'est autant de place en moins pour caser le fil, et autant de temps en plus à passer pour le bobineur.


Le bobineur met le stator à refroidir et de ce temps s'occupe aux derniers préparatifs avant le rebobinage proprement dit : il s'enquiert de mesurer la section des fils qui a été employée grâce au micromètre et il compte les fils d'une section de bobine qu'il aura au préalablement gardé à l'extraction du cuivre.Le stator est mis sur le banc de bobinage sur un support adéquats suivant la grandeur, car il doit pouvoir se tourner dans toute les positions.
Les divers supports, dans l'ordre : support ordinaire, support en "V", Support "Multi".

Stator sur support ordinaire
Le présent article s'arrête ici, le prochain concernera le rebobinage proprement dit. Les questions, suggestions et autre débat peuvent se concrétiser au forum : "L’électricité dans l’industrie : Machines tournantes", de ce site.Ce reportage est réalisé par "Labobine", rédacteur et modérateur du forum.


















2 commentaires:

  1. Cet article est volé sur le site de Volta-Électricité !

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  2. comme "poivresel" dit mais je peut a juter a cet article il y a autre type des moteurs comme moteur univercels
    http://electrigen.blogspot.com/2011/02/moteur-universel.html

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